Salon Sandwich & Snack Show : La digitalisation de la restauration rapide

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Salon Sandwich & Snack Show

Le 14 et 15 mars 2016, Porte de Versailles, se sont déroulés, en même temps les salons Sandwich & Snack Show (17e édition), Parizza (6e édition) et Japan Food (1ere édition) respectivement dédiés à la restauration rapide, italienne et japonaise.

Ce trio simultané a attiré cette année plus de 12 500 visiteurs et plus de 450 exposants. Parmi eux, des acteurs technologiques couvrant de nombreux domaines : des traditionnelles caisses enregistreuses au Click'n collect en passant par les portails de referencement, etc. (la liste, non exhaustive, un peu plus bas).

Si il y a bien un constat à faire coté restauration rapide, c’est que le domaine ne joue plus seulement sur le positionnement prix/produit mais sur des concepts proposant une expérience et un parcours client forts, d'autres modes de distribution et des identités affirmées. Le secteur est plus réceptif aux nouvelles technologies, mais elles ne sont pas encore ancrés dans le quotidien. Néanmoins, des exemples font la part belle à ces nouvelles technologiques, comme Max à Table qui vous propose un fast good connecté (table interactive, commande en ligne), ou Le camion qui fume, qui en plus de son camion ouvre un restaurant novateur où la commande se prend sur une tablette dans la file d’attente et où vous mangez comme si votre commande avait été acheté au foodtruck, la chaleur du bâtiment en plus.

La digitalisation de la restauration rapide : un enjeu important face aux nouveaux comportements de consommation

Différentes conférences, suivies par un public nombreux, ont abordé le sujet des nouvelles technologies tel que le multi-canal et la livraison en restauration rapide (thème à retrouver dans nos articles : WyndLa Guerre des livraisons) ainsi que le sujet de la digitalisation de la restauration rapide. En voici l’essentiel :

La conférence a débuté sur un « Warning » concernant le changement de réglementation des caisses enregistreuses (loi finances de 2018) et les risques encourus si la caisse n’est pas aux normes. [NDLR. Attention aux confusions ayant bon train en ce moment, le sigle NF525 n'est qu'une marque déposée par une société privée représentant une méthode de certification. Référez-vous aux textes de loi pour en savoir plus.]

Le deuxième point abordé a été la mutation des prises de commandes . De manière générale, elle mutent de commande « in-door » (dans l’enceinte du point de vente) vers « out-door » (à l’extérieur) grâce à la digitalisation du point de vente. Néanmoins cette mutation est ralentie car le secteur de la restauration reste en retrait vis-à-vis des notions de digitalisation.

Gira (société de conseil spécialisée en restauration) a recueilli les propos des restaurateurs vis à vis de la digitalisation. Les réponses qui reviennent régulièrement sont « j’ai peur que le coût soit trop élevé, que ça ne me serve pas à grand chose », « J’ai peur du tout digital et que les processus m’échappent »

Ce troisième point a fait l'objet d'une étude de la part du cabinet Gira, étude portant sur les points possibles à digitaliser dans le parcours experentiel du consommateur. L'objectif étant d'en extraire ce qui permettrait de rassurer le restaurateur.

Il en ressort que les points digitalisables sont nombreux : la réservation, la commande du repas, la collecte de son repas, la carte, les suggestions, la liste des allergènes, la composition des plats, prise de commande, paiement, les avis clients, les enquêtes de satisfaction, etc. Les outils s'y rapportant sont tout aussi nombreux, des tables tactiles au eye tracking (comprendre ce que le client voit dans l’établissement et capte son attention).

Le seul point qui n’est pas digitalisable reste la prestation alimentaire.

Le but de la digitalisation est de donner plus de temps à l’humain, de limiter les processus inutiles pour être plus disponible pour les clients, avoir plus d’information et mieux les comprendre, gagner et leur faire gagner du temps, fidéliser.

L'exemple est donnée par les enseignes MC Donald, où lorsque le client commande à la borne et demande le service à table, il lui est donné une carte pour être géolocalisé dans le restaurant et être servi plus rapidement.

La conclusion est la même pour les deux conférenciers et acteurs technologique : Wynd et LivePepper.

Le digital est une notion et un outil essentiel pour le client, qui induit de nouveaux modes de consommation. Il devient aussi urgent que les données reviennent au contrôle du restaurateur, qu’il ait accès aux infos de sa caisse et puisse les gérer et les exploiter.

Le métier restauration a aussi tendance à changer, cette tendance est visible par l’arrivée de nouveaux types de restaurateurs qui ne sortent plus uniquement des écoles hôtelières mais de nouvelles branches de formation, type HEC avec une vision beaucoup plus orientée « business », orientées « concept », avec des objectifs de croissance en franchise ou réseau. Ils sont révélateurs de la tendance actuelle et poussent à la digitalisation.

Les acteurs tech sur le salon

Les caisses enregistreuses

  • Jdc
  • Cashpad
  • Ksd
  • Tiller system
  • Skytill
  • Softcaisse (avec outils pour livraison à domicile et vente à emporter)

Le click and collect vu sous différent angles

  • Actitouch (sur internet et point de vente)
  • Rapidle (Click'n collect par internet)
  • Clickeat (spécialisé Food Truck mais aussi restaurant)
  • Sens Digital (avec prestation d'un site internet)

D’autres univers

  • Wynd (encaissement multi-canal)
  • Syscall (bippeur à table)
  • Anikop (gestion des titres restaurants)
  • Flash and Win (expérience client, gagner des coupons de reductions)
  • Partoo (referencement internet)
  • Pizzadoor (distributeurs de pizza type drive diffusion)
  • Multiresto (commande en ligne + livraison)
  • Pages jaunes resto (portail de restaurants)
  • Mobilpiz (logiciel d’aide à la planification)
  • Trackin (service de livraison)