La France veut se poser en leader mondial des protéines.

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En couverture : le premier produit d'Algama, startup spécialisée dans les microalgues

La signature s'est faite lors du SIAL qui se termine aujourd'hui. L'idée est de devenir leader mondial de la protéine d'ici 2030 en stimulant l'investissement dans les sources de protéines animales et végétales pour proposer des solutions de « nourriture intelligente ».

Le consortium Proteines France est composé de grandes entreprises de l'agroalimentaire dont le groupe  Avril, Limagrain, Neovia, Roquette, Tereos, Terrena, Vivescia et le pôle de compétitivité Industries & Agro‐Ressources.

Jusqu'à un milliard d'euros seront investis dans les cinq prochaines années avec le soutien de BPI France et le prochain PIA.

Le programme met l'accent sur les microalgues ou les insectes, le renforcement de la qualité et la diversité des protéines fonctionnelles, un soutien réglementaire pour le lancement de nouveaux produits et aider les start-ups innovantes.

Pour en savoir plus sur les microalgues, présenté par Algama déjà lancée sur ce créneau.

A l'occasion de l'inauguration du Salon international de l'alimentation, le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, le Secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie, et le consortium Protéines Francei signent un engagement conjoint    commun pour le développement de la filière française des protéines

L’ambition partagée est de faire de la France un leader mondial des protéines. L’objectif est de saisir les opportunités de croissance et de création d’emplois offertes par l’augmentation de la demande de protéines végétales et animales dans le monde (+40% d’ici 2030 soit +7% par an).  

Pour ce faire, Stephane LE FOLL, Christophe SIRUGUE et les acteurs industriels se sont engagés, dans le cadre de la solution industrielle « Alimentation intelligente » de la Nouvelle France Industrielle, à mettre en œuvre un programme stratégique de structuration et de développement du secteur en termes de recherche, d’innovation et d’investissements. Ce programme vient ainsi compléter le « Plan protéines végétales pour la France 2014‐2020 ».

Au travers de ce programme national, il s’agit de:

  • Structurer la filière française et initier une dynamique fédératrice sur toute la chaîne de valeur pour développer le secteur protéique, en s’appuyant sur les compétences, expertises et complémentarités nationales existantes,
  • Mettre en place et soutenir des projets agricoles et industriels de R&D visant à constituer une offre de protéines fonctionnelles de qualité et d’origine variées,
  • Accélérer les investissements dans des outils industriels de pointe contribuant à la création d’emploi et de valeur sur nos territoires,
  • Encourager la création et le développement de start‐ups susceptibles de développer rapidement des innovations en lien avec la filière,
  • Accompagner la mise sur le marché de produits innovants, dans un cadre règlementaire pérenne.
  • Sur les 5 prochaines années, les acteurs du consortium et l’Etat estiment que des moyens humains, matériels et financiers, privés et publics, à hauteur de un milliard d’euros devraient être mis en œuvre pour répondre à ces enjeux. Les projets issus de cette démarche collective seront accompagnés par l’Etat dans leur démarche de financement auprès de la banque publique d'investissement ou dans le cadre des procédures mises en place pour le programme d'investissement d'avenir.

    Communiqué de presse officiel / Ministère de l'agriculture.